Agriculture : la banque agricole sur orbite

Au Burkina Faso, l’agriculture occupe 80 % de la population et représente 30,3 % du PIB du pays, en plus d’être un secteur pourvoyeur d’emplois et de devises après l’or. Les besoins en investissements sont donc énormes. Pourtant, peu d’agriculteurs ont accès aux financements. Selon les statistiques, seulement 15 % de ces acteurs du monde rural bénéficient de prêts. Un taux que le gouvernement prévoit de modifier rapidement avec le lancement d’une banque agricole, la BADF (Banque agricole du Faso). L’établissement bancaire démarre ce 29 mars ses activités dans la capitale de Ouagadougou, avant l’ouverture de bureaux à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, courant mai, et à Dédougou, à l’ouest du pays, dès septembre.

Répondre aux défis de la finance agricole

« Cette banque est à vous. Il faut en prendre soin », avait déclaré l’ancien Premier ministre Paul Kaba Thiéba aux représentants de l’industrie, avant d’ajouter : « À la lumière de toutes ces observations, la mise en place de la BADF est bien justifiée. Cela peut aider à relever les nombreux défis pour corriger les faiblesses structurelles de ce secteur si stratégique. » « Nous avons l’intention de révolutionner l’agriculture en augmentant la productivité et en stimulant les coopératives avec la BADF, a t-il encore expliqué. La particularité de la Banque agricole du Faso, c’est qu’elle est conçue pour les paysans, pour l’agriculture, pour l’élevage. Il va sans dire que ce n’est pas une banque comme les autres, sa vocation est de procéder à la transformation de l’économie burkinabè. » L’accès à des services financiers adaptés – services de crédit, d’épargne, de paiement et d’assurance – est un élément central et nécessaire à l’amélioration de la productivité.

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