Inclusion financière : Les opportunités du digital, l’opération de charme de l’UNCDF

Le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF, en anglais) en partenariat avec l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-SFD), a organisé, le 22 mai 2019 à Royal Beach Hôtel de Ouagadougou, un atelier d’échange et de partage sur le potentiel du digital et les pratiques en cours en Afrique de l’Ouest.
Les chiffres ne sont pas reluisants. Le taux d’inclusion financière au Burkina est de 61%, avec 18% d’individus utilisant les services financiers bancaires, 22% utilisant les services financiers fournis par des institutions formelles non bancaires (SFD, assurances, etc.) et 21% ayant recours à des mécanismes informels.
Pourtant, l’inclusion financière est considérée par les experts comme un outil capable d’accélérer la transformation des économies des pays les moins avancés, et de réduire la pauvreté́.
Selon le représentant pays de l’UNCDF, Hermann Messan, l’objectif de cette rencontre est de contribuer à une meilleure connaissance du potentiel des innovations digitales dans la transformation structurelle des systèmes financiers décentralisés. Elle se tient dans le cadre du Programme d’appui à la résilience économique et climatique des populations du Burkina Faso à travers les innovations financières et digitales (PARI) qui bénéficie d’un soutien financier de la Coopération luxembourgeoise.
A l’en croire, le digital va permettre de réduire les coûts de transactions aussi bien du côté des prestataires des services financiers que des clients, et accélérer l’accès d’un certain nombre de services financiers. De ce fait, l’UNCDF entend établir un plan de renforcement de capacités aux côtés de l’AP/SFD-BF afin que ses membres puissent mieux saisir les opportunités que le digital leur offre afin d’être plus proches des populations et d’améliorer leur viabilité.
La Directrice Exécutive de l’AP/SFD-BF Madame Perpétue Coulibaly dit être convaincue que le digital pourra atteindre les populations des zones les plus reculées, “surtout les PME qui, jusqu’à présent malgré l’existence des institutions de microfinance, n’ont pas accès au financement”.