La Banque africaine de développement accorde un don de $2 millions pour renforcer la cybersécurité et accroître l’inclusion financière en Afrique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a octroyé un don de 2 millions d’USD en vue de la création du Centre africain de ressources sur la cybersécurité pour l’inclusion financière (ACRC), afin de lutter contre la cybercriminalité et de renforcer la résilience des écosystèmes financiers numériques en Afrique.

Le don sera décaissé par le biais de la Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), un véhicule de financement mixte qui bénéficie de l’appui de l’institution.

Le projet adoptera une approche s’articulant autour de trois axes : la création d’une plateforme partagée financièrement abordable pour surveiller les cyber-attaques contre les fournisseurs de services financiers et les particuliers ; le déploiement de services-conseil individualisés pour permettre aux organisations de renforcer leur cybersécurité ; et le renforcement du développement des talents en matière de cybersécurité afin de répondre à la demande de cette expertise en Afrique.

L’ACRC aura son siège à Dakar (Sénégal) et des centres de ressources sous-régionaux seront mis en place en Afrique de l’Ouest et en Afrique de l’Est. En Afrique, les transactions numériques se font souvent par téléphone portable, dont la plupart sont peu sécurisées. La prise en compte de cette vulnérabilité devrait renforcer la confiance dans les technologies financières.

« L’équipe opérationnelle de l’ADFI et ses partenaires se félicitent de ce projet, car un écosystème de services financiers numériques sécurisés est essentiel pour une inclusion financière durable », a déclaré Sheila Okiro, Coordinatrice de l’ADFI. « Nous comptons sur les membres de l’ACRC et les partenaires opérationnels pour aider à jeter les bases d’une réponse coordonnée et efficace aux préoccupations croissantes liées à la cybersécurité et à construire un modèle durable de diffusion de ces services essentiels sur le continent ».

Les bénéficiaires potentiels du projet sont estimés à 250 millions de clients vulnérables et 2 000 à 3 000 institutions financières à travers l’Afrique. Dans le cadre des activités de sa composante « genre », l’ACRC ciblera spécifiquement l’amélioration de la cybersécurité en faveur de 20 à 25 millions de femmes en cinq ans, et aura pour objectif d’employer une main-d’œuvre composée d’au moins 39 % de femmes.

L’ACRC est enregistrée en tant que filiale de Cyber4Dev, un consortium de deux entités basées au Luxembourg, Excellium Services et SecurityMadeIn.Lu, qui supervisera la gouvernance et les décisions stratégiques du projet. L’ACRC sera également soutenue par deux partenaires opérationnels : Suricate Solutions, qui gérera la plateforme de détection des attaques et dirigera l’équipe de gestion des incidents ; et l’Université du Luxembourg, qui coordonnera la recherche, le développement et l’innovation.

La Facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI) est un instrument panafricain conçu pour accélérer l’inclusion financière numérique dans toute l’Afrique, l’objectif étant de permettre l’accès au système financier formel à 332 millions d’Africains supplémentaires (dont 60 % de femmes). Les partenaires de l’ADFI sont l’Agence française de développement (AFD), le ministère français de l’économie et des finances, le ministère des finances du Luxembourg, la Fondation Bill et Melinda Gates et la Banque africaine de développement, qui héberge également la Facilité.

source : www.adfi.org